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vendredi 11 novembre 2011

Les sportifs sont-ils bêtes?

On sait que « tu fais du sport, tu deviendras un beau gosse (un jour) », que « tu fais du sport, c’est bon pour la santé », et « tu fais du sport, t’es de bonne humeur ».

On peut désormais ajouter : «Tu fais du sport, tu facilites l’approvisionnement sanguin qui irrigue ton cerveau car tu crées – lors de l’exercice– un réseau plus dense de vaisseaux sanguins irriguant le cerveau. »

Vous voulez une image ? On voit à gauche les vaisseaux sanguins du cerveau de quelqu'un ayant pratiqué 3 heures de sport (en aérobie) lors des 10 dernières années, et à droite d'un non-pratiquant. Voilà un bon prétexte pour pratiquer le jeu des différences.

Votre conclusion devrait être: à gauche les réseaux sont plus nombreux, moins tortueux, caractérisant un cerveau plus jeune (1).

Le cerveau humain ne représente que 2% de la masse totale corporelle, mais consomme 20% d’énergie à lui tout seul. Il est évident qu’avec plus de vaisseaux l’irriguant, le cerveau devient potentiellement plus performant.

L’excellent http://www.brainrules.net/exercise traite de façon plus ludique et interactive le même sujet.



(1)« Aerobic activity in elderly subjects is associated with lower vessel tortuosity values and an increase in the number of small-caliber vessels.” http://www.ajnr.org/content/30/10/1857.abstract

(2) Un article traitant du même sujet. http://uncsom.wordpress.com/2009/07/08/brain-blood-vessels-love-exercise/

Crédits d'image: http://www.asportsbetting.com

mercredi 2 novembre 2011

La haine, c'est mal.

Pensez à une personne que vous détestez. Non sans blague, allez y prenez quelques secondes. Il est probable qu’à cette pensée vous ayez des sentiments haineux qui grandissent, et aussi une envie de diffamer cette personne. Ca fait énormément de bien de discuter avec ses amis et sa famille de telle ou telle personne qui est vraiment odieuse, qui nous a fait ceci, et même cela, et qui, vraiment, mériterait de souffrir une mort lente. À vrai dire, pourquoi ne pas faire le travail soi-même, une bonne vieille batte de baseball pourrait faire l’affaire après tout ?

Il est en fait assez logique - et prouvé aussi – que ce type de raisonnement ne fait de mal à personne d’autre qu’à la personne qui rumine. Quand on sait que s’entraîner à faire du piano chaque jour pendant une semaine augmente drastiquement la taille de la partie du cerveau qui gère la main (cf les 3 premières minutes de cette vidéo en anglais), imaginez la transformation physiologique, dans votre cerveau, qui s’opère passe lorsque vous ruminez sur une personne ou situation donnée ! Dans la même idée, il est prouvé que lors d’états émotionnels négatifs (tristesse, dépression, haine) le corps génère plus de cortisol qui est l’horrible hormone du stress et est très néfaste lorsque secrétée de façon chronique. Éprouver et partager des pensées haineuses est en fait nocif pour la personne, c’est une certitude et nous l’avons tous vécu.

Une méthode assez intéressante consiste à méditer sur ces pensées haineuses de la manière suivante :

1. faire venir à l’esprit la personne envers qui l’on éprouve de la haine. Exemple : je pense à Roger que je n’aime pas du tout. Son image vient à mon esprit.

2. Cela devrait assez facilement faire venir à l’esprit les mauvaises pensées et la rumination. Exemple : Roger, je le déteste. Je suis sûr qu’il est en train de manigancer un coup bas contre moi. J’aurais dû lui répondre sèchement l’autre fois. C’est vraiment un salaud. Ah si j’étais plus costaud, on n’aurait réglé ça au poing. Etc. A ce moment, il s’agit de prendre conscience que ce sont ces pensées en elles-mêmes qui sont néfastes, et pas forcément la personne. En fait la personne n’a rien fait de nouveau à ce moment, ces pensées surgissent de nulle part. Il ne se passe rien en réalité, au moment présent !

3. Enfin et c’est l’étape la moins intuitive, il s’agit d’essayer objectivement de se mettre dans la peau de Roger et de comprendre ses motivations à lui. Bien souvent, c’est une sorte d’exercice de vérité car l’on sait on fond de nous que, certes cette personne est caractérielle mais qu’elle essaie aussi de faire coïncider ses propres problématiques qui n’ont absolument rien n’à voir avec nous. Ce qui est bien différent de l’image que l’on se crée qui est plutôt souvent du type : « Roger, il n’a qu’un but dans la vie, c’est de me faire du mal à moi Harry M ainsi qu’aux autres, il ne pense qu’à moi du matin au soir tel un démon maléfique.» Ce qui est bien sûr incorrect. Exemple : Certes, Roger, il me fait chier. Mais c’est vrai qu’il a ce problème d’argent ce qui explique son comportement la dernière fois. Il ne voulait pas expressément faire du mal à Harry M mais est plutôt esclave de ses propres problèmes et du coup les répercute sur moi. Oui il m’a fait chier, mais non il ne pense pas qu’à moi du matin au soir afin de me faire du mal. Bien sûr que non !

La méthode semble assez enfantine, et contient encore une fois le mot méditation qui peut en effrayer certain.

Mais j’aime voir cela plus généralement comme un exercice – difficile - de vérité objective. Il est très contre-intuitif de ne pas être de mauvaise foi et de tenter de voir les choses telles qu’elles sont. Ça peut sembler agréable d’éprouver de la haine car on a l’impression de se venger. Et pourtant, on sait à quel point la vérité objective –le chemin le moins intuitif-, apporte sérénité et bonheur… Sans pour autant se voiler la face ou accepter la méchanceté d'autrui, ça permet au moins de relativiser et d'avoir une vision juste de la situation.

(Au fait, qu'on soit clair: je déteste des gens comme tout le monde, et je ne prétends pas appliquer ces méthodes ou être un quelconque exemple, bien entendu! Je souhaite plutôt partager quelques pensées qui m'ont été parfois utiles.)

mercredi 7 septembre 2011

Le leurre de l'escapisme

Êtes-vous parfois submergé par un fort stress ou par des émotions négatives, épris de colère ou de passion? Vous recherchez des méthodes pour essayer de mieux gérer ce types d'émotions?

Vous avez alors très certainement vu ce type d'image, qui semblent apporter une solution apaisante à ce type de comportement -et je ne parle pas de la fille, bien entendu! Et oui, il existe de nombreuses méthodes qui à mon sens s'apparentent à cette image. Je pense à l'hypnose de relaxation (aussi appelée auto-hypnose lorsqu'elle est pratiquée sur soi-même), aux diverses techniques de visualisation conseillant de prendre quelques minutes et de justement s'imaginer dans un paysage serein et paradisiaque (qui en faits'apparentent à de l'auto-hypnose), et je pense aussi aux techniques de méditation qui suggèrent qu'il s'agit en méditation de penser à des paysages paradisiaques pour calmer l'esprit. La PNL (programmation neuro-linguistique) tombe aussi dans cette catégorie puisqu'elle vise (entre autre, et je simplifie) à identifier puis supprimer les mauvaises pensées, pour ensuite en générer des positives.


Mais cette image apaisante qui résume ces méthodes, aussi efficaces soient-elles sur le court terme, est exactement résumée - pour moi - en un mot: escapisme. C'est une manière efficace d'échapper à la situation du présent moment et qui ne nous convient pas, dont on a peur parfois, et de s'évader dans une imagerie mentale agréable. Et ça marche clairement.

L'escapisme, au risque de m'attirer les foudres de certains lecteurs, est aussi pour moi présent dans toute croyance religieuse, mystique ou new-age. Mon propos n'est pas d'affirmer que ce types de croyances a des conséquences ou des racines foncièrement négatives, loin de là. Le propos est plutôt d'affirmer l'existence de et d'identifier la composante "escapiste" liée à ces pensées. Selon moi ces modes de pensées requièrent tous d'une part une suspension de la rationalité à un moment ou à un autre (c'est un autre sujet, et vaste!), et d'autre part font état d'une aspiration à une situation meilleure - l'au delà, le paradis, l'enfer, la récompense, le miracle, et j'en passe. La pensée réconfortante de la situation meilleure/du miracle/de l'intervention de telle ou telle entité agit à mon sens exactement comme le fait l'imagerie mentale et l'évasion vers une plage rayonnante et sereine. C'est donc une autre forme d'escapsime.

A nouveau, l'escapisme selon moi n'est pas foncièrement mauvais et même plutôt bénéfique à court terme: il permet de s'évader, de puiser de l'espoir dans une visualisation apaisante, ou bien à travers une issue positive espérée voire totalement fantasmée, mais pas forcément réaliste.

Cependant, il existe une alternative à cet escapisme. Et toute alternative à l'escapisme implique naturellement un grand courage, car ne pas verser dans l'escapisme, c'est être prêt à affronter la réalité en face, quelle qu'elle soit, sans même essayer de s'y soustraire! Cette alternative est à la fois:
  • simple
  • courageuse
  • réaliste
Je pense tout simplement à la pratique de la méditation telle qu'enseignée maintenant en occident par des grands maîtres bouddhistes qui rendent cette pratique séculaire. Je ne prétend pas dans cet article l'expliquer en détail, mais je souhaite plutôt balayer d'un revers de main l'idée selon laquelle la pratique de la méditation serait réservée aux faiblards, en recherche de nirvanas ou de plages ensoleillées plânant sur un nuage (pour ça, les joints marchent mieux d'ailleurs non?). La méditation, loin de ces idées préconçues, ne consiste pas à ignorer les sensations/émotions déagréables pour les remplacer par du soleil et du sable. Elle consiste plus simplement à l'identification des moments d'émotions fortes y compris très désagréables, et à leur observation dénuée de jugement. Il s'agit presque, pour reprendre Yongey Mingyour Rinpotché, de faire ami-ami avec ces émotions désagréables et de les accueillir sans jugement. Et ça, ça demande du courage et pas des moindres! C'est une pratique extrêmement résiliente sur le long terme qui à mon sens évite de façon très élégante et simple l'écueil de l'escapisme, et permet de mieux se connaître soi-même, de mieux comprendre nos automatismes et habitudes mentales ainsi que notre façon d'appréhender notre monde.